Ce qu’un stagiaire peut réellement faire dans une agence de sécurité privée, ce que la loi interdit, et comment nous organisons l’accueil.
Un stage en agence de sécurité privée ne ressemble pas à un stage de bureau : l’activité est réglementée, et la loi encadre précisément qui peut faire quoi. C’est cette contrainte qui détermine le contenu du stage — et c’est aussi ce qui en fait la valeur, à condition de la comprendre avant de postuler.
La sécurité privée relève du Livre VI du Code de la sécurité intérieure. Exercer une activité de surveillance humaine suppose une carte professionnelle délivrée par le CNAPS, après enquête administrative. Un stagiaire qui n’en dispose pas ne peut donc pas tenir un poste : il observe, il accompagne, il participe aux tâches qui ne relèvent pas de l’exercice réglementé.
Cette limite n’est pas un détail administratif. Une agence qui vous promet de « tenir un poste dès la première semaine » vous expose, et s’expose elle-même à une sanction. Le savoir vous permet de distinguer une offre sérieuse d’une offre qui ne l’est pas.
La ligne de partage est nette : tout ce qui constitue l’exercice de la surveillance suppose la carte professionnelle ; tout le reste est ouvert, et représente déjà beaucoup.
Vous suivez le chemin complet d’une demande client : la visite du site, l’analyse de vulnérabilité, le choix des qualifications, le calcul des heures et des majorations, la rédaction des consignes. C’est la partie que personne n’enseigne en formation, et celle que les employeurs recherchent.
Accompagné d’un agent titulaire, vous découvrez plusieurs configurations : accueil filtrant en immeuble de bureaux, gardiennage de chantier, ronde de nuit. Voir trois sites différents apprend davantage que trois semaines sur le même poste.
Main courante, comptes rendus de ronde, registres. Ces documents paraissent secondaires jusqu’au jour où ils servent de preuve. Vous apprenez à les tenir correctement, ce qui est une compétence en soi.
Nous ne délivrons pas de formation certifiante et ne préparons pas au TFP APS : cela relève d’organismes agréés. Un stage complète une formation, il ne la remplace pas.
Nous répondons à toutes les candidatures, y compris négativement. Notre capacité d’accueil est limitée : nous prenons un stagiaire à la fois, pour qu’il soit réellement encadré.
Renseignez les éléments ci-dessous : ils nous permettent de vous répondre utilement, plutôt que par un message type. Le CV et la convention se joignent ensuite par courriel.
Un stage ne débouche pas automatiquement sur un emploi, et nous ne le promettons pas. En revanche, un stagiaire qui obtient ensuite sa carte professionnelle et qui nous a donné satisfaction est prioritaire lorsqu’un poste se libère — nous connaissons alors sa ponctualité, sa tenue et son comportement, ce qu’aucun entretien ne révèle.
Oui, mais le contenu est nécessairement limité à l’observation et aux tâches non réglementées. La carte professionnelle est obligatoire pour exercer une activité de surveillance humaine, y compris à titre d’apprentissage.
Une gratification est due au-delà de deux mois de présence dans la même structure, selon les règles en vigueur. En deçà, elle reste facultative. Nous en discutons au moment de la convention.
De deux à huit semaines. En deçà de deux semaines, le temps d’adaptation absorbe le stage entier.
Oui, sur des périodes courtes et avec un contenu essentiellement de découverte : rencontre des équipes, présentation des métiers, visite encadrée d’un site.
Ce n’est pas exigé, mais nos sites sont répartis sur les huit départements franciliens. Une bonne autonomie dans les transports facilite l’organisation.
Envoyez votre convention, votre CV et vos disponibilités à contact@angel-protection.fr. Nous répondons sous quelques jours ouvrés.