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Appel d’offres sécurité privée : cahier des charges

Ce qu’un cahier des charges doit préciser pour obtenir des offres comparables, comment pondérer les critères et ce qu’une réponse sérieuse contient.

Pièces administrativesChiffrage ligne par ligneCotraitance possible0 % sous-traitance8 départements

Une consultation en sécurité privée se joue avant l’ouverture des plis. Si le cahier des charges laisse chaque candidat interpréter le besoin à sa façon, les offres reçues ne seront pas comparables — et le moins-disant l’emportera pour de mauvaises raisons.

Cette page s’adresse à ceux qui rédigent une consultation : ce qu’il faut y préciser, comment pondérer, et ce qu’une offre sérieuse contient.

5points sans lesquels les offres sont incomparables
40 %le poids maximal raisonnable du prix
IDCC 1351la convention qui s’impose à tous les candidats
0 %de sous-traitance chez nous, sans exception

1Ce que votre cahier des charges doit préciser

Cinq éléments déterminent si vous pourrez comparer les réponses. Leur absence explique la plupart des écarts inexplicables entre offres.

SANS CES CINQ POINTS, LES OFFRES NE SONT PAS COMPARABLES 1 · Qualification exacte intitulé légal, pas « un agent » 2 · Plages horaires détaillées jour par jour, jours fériés inclus 3 · Traitement des majorations en lignes séparées, sinon incomparable 4 · Livrables attendus main courante, rondes, incidents 5 · Délai de remplacement chiffré et opposable

Sans ces cinq points, un écart de trente pour cent entre deux offres peut signifier tout et son contraire : qualification différente, majorations omises, ou volume horaire mal compris.

La qualification, désignée par son intitulé légal

« Un agent » ne veut rien dire. Agent de prévention et de sécurité, agent SSIAP 1, 2 ou 3, agent cynophile : chacun correspond à une formation et à un coût différents. Un candidat qui répond avec un profil moins qualifié affichera un prix plus bas.

Les majorations, traitées explicitement

Demandez que les heures de nuit, de dimanche et de jours fériés apparaissent en lignes distinctes, avec leur volume. Un forfait global empêche toute comparaison et prépare une révision.

2Comment pondérer

La pondération est votre principal levier. Un prix pesant soixante pour cent conduit mécaniquement au moins-disant, avec les conséquences que cela suppose sur la rémunération des agents.

UNE PONDÉRATION QUI ÉVITE LE MOINS-DISANT Prix 40 % Moyens humains et qualifications 30 % Organisation et encadrement 20 % Références comparables 10 %

Cette répartition n’a rien d’exotique : elle correspond à ce que pratiquent les acheteurs publics sur les marchés de sécurité.

Le prix plancher

En dessous d’un certain tarif horaire, la convention collective ne peut plus être honorée. Un candidat qui descend nettement sous la fourchette du marché n’a pas trouvé une optimisation : il a prévu de rogner sur la masse salariale, ou de sous-traiter.

Ce que « moyens humains » doit couvrir

L’effectif dédié, les qualifications détenues, le taux d’encadrement, et surtout la politique de remplacement. Demandez le délai chiffré : c’est ce qui distingue une entreprise disposant d’un effectif d’une entreprise qui recrutera après avoir gagné.

3Ce qu’une offre sérieuse contient

Ce que nous joignons systématiquement
  • L’autorisation d’exercer délivrée par le CNAPS
  • L’attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle
  • L’attestation de vigilance URSSAF
  • Le détail horaire avec majorations en lignes séparées
  • Le dispositif proposé, poste par poste
  • Le délai de remplacement, chiffré et opposable
Ce qui doit vous faire écarter une offre
  • Un forfait mensuel sans détail des heures
  • Une qualification non précisée
  • L’absence d’attestation de vigilance URSSAF
  • Un tarif nettement inférieur à la fourchette du marché
  • Un recours à la sous-traitance non déclaré

L’attestation de vigilance est celle qu’on oublie le plus souvent. Elle vous protège du travail dissimulé chez votre prestataire — situation dans laquelle votre responsabilité de donneur d’ordre est recherchée.

4La visite de site, souvent négligée

Une consultation sans visite produit des offres théoriques. Les candidats chiffrent sur un descriptif, et découvrent ensuite que le nombre d’accès n’était pas celui annoncé.

Organisez une visite commune, ou à défaut des créneaux individuels. Cela allonge la procédure de quelques jours et supprime l’essentiel des écarts inexplicables.

Un signal utile

Un candidat qui pose des questions après la visite — sur les horaires réels du personnel, sur l’historique des incidents, sur ce qui a déjà été tenté — a compris votre besoin. Celui qui remet son offre sans rien demander a recopié un modèle.

5Comment nous répondons

Nous répondons aux consultations d’entreprises, de collectivités, de bailleurs et de syndics. Notre réponse suit trois principes constants.

  • Nous ne sous-traitons pas. Les agents affectés sont nos salariés. Cette règle nous conduit parfois à ne pas répondre à une consultation dont le volume dépasse notre capacité — nous le disons plutôt que de promettre.
  • Nous chiffrons ligne par ligne. Volume horaire, qualification, majorations, encadrement. Vous pouvez comparer poste par poste avec les autres offres.
  • Nous signalons ce qui nous paraît mal dimensionné. Si le cahier des charges prévoit un effectif que la configuration ne justifie pas, nous le mentionnons dans notre réponse.

6Ce qui change selon le donneur d’ordre

Collectivités et établissements publics

Le formalisme domine : pièces administratives, mémoire technique, allotissement éventuel. La pondération est annoncée, ce qui est un avantage — chacun sait sur quoi il est évalué. Le principal écueil est un critère prix trop lourd, qui écarte mécaniquement les entreprises respectant la convention.

Bailleurs sociaux et syndics

Le besoin porte souvent sur plusieurs adresses aux configurations différentes. Un lot unique conduit à un dispositif moyen, mal adapté partout. Mieux vaut décrire chaque site séparément, quitte à retenir un seul prestataire ensuite.

Entreprises et groupes privés

Procédure plus souple, mais critères parfois implicites. Dites ce qui compte réellement : si la stabilité des équipes prime sur le prix, écrivez-le. Un candidat ne peut pas deviner une exigence non formulée.

Événementiel et missions ponctuelles

Les délais sont courts et la visite souvent impossible. Précisez alors le nombre d’accès, la jauge et les horaires exacts : ce sont les trois éléments qui déterminent l’effectif, et leur absence rend tout chiffrage approximatif.

L’allotissement, question mal posée

Découper par site permet à de petites structures de répondre et évite de dépendre d’un seul prestataire. Découper par prestation — gardiennage d’un côté, incendie de l’autre — crée des zones grises sur le terrain, quand personne ne sait qui fait quoi à trois heures du matin.

7Après l’attribution

Un marché bien attribué peut mal se dérouler. Quatre points méritent d’être suivis pendant les premiers mois.

  • La conformité de l’effectif. Les agents présents correspondent-ils aux qualifications annoncées dans l’offre ? Un contrôle des cartes professionnelles la première semaine évite bien des discussions.
  • La stabilité. Une rotation permanente signale un prestataire en tension, qui comble les plannings au jour le jour.
  • Les livrables. Main courante, comptes rendus de ronde, rapports d’incident. Leur absence pendant un mois est un signal, pas un détail administratif.
  • Le respect des délais de remplacement. C’est l’engagement le plus facile à prendre et le plus difficile à tenir.

Prévoyez une réunion de suivi au bout de trois mois. Elle permet d’ajuster ce qui a été mal dimensionné dans le cahier des charges — et il y a toujours quelque chose.

8Questions fréquentes

Répondez-vous aux marchés publics ?

Oui, aux consultations de collectivités et d’établissements publics, sous réserve que le volume corresponde à notre capacité. Nous fournissons l’ensemble des pièces administratives exigées.

Quel délai pour recevoir votre offre ?

Cinq jours ouvrés après la visite de site pour une consultation standard. Sans visite, nous répondons sous réserve, en précisant les hypothèses retenues.

Acceptez-vous les groupements ?

Oui, en cotraitance, à condition que la répartition des prestations soit claire et que chaque membre réponde de ses propres agents.

Comment justifiez-vous vos tarifs ?

Par le détail : masse salariale, charges, majorations conventionnelles, encadrement, marge. Nous fournissons cette décomposition sur demande.

Pouvez-vous nous aider à rédiger le cahier des charges ?

Nous pouvons vous indiquer les points à préciser pour obtenir des offres comparables. En revanche, nous ne rédigeons pas un document auquel nous répondrons ensuite.

Sur quels départements intervenez-vous ?

Les huit départements d’Île-de-France, depuis notre siège du 17e arrondissement.

Une consultation en cours ?

Transmettez-nous votre cahier des charges : nous répondons sous cinq jours ouvrés après visite du site.

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Secteurs concernés
Administrations et institutionsHôpitaux et cliniques