Les prestations courtes se facturent désormais sur une base de six heures par agent. Voici ce qui est touché, quatre façons d’absorber le plancher et le piège de la coupure.
Le passage du plancher conventionnel de quatre à six heures, applicable depuis le 1er juillet 2026, n’affecte pas toutes les prestations de la même façon. L’événementiel est le secteur le plus concerné.
Une prestation de huit heures sur un salon ne change pas. En revanche, un filtrage d’entrée de trois heures, une soirée d’entreprise de quatre heures ou une assemblée générale se facturent désormais sur une base de six heures par agent.
Parce que c’est le seul domaine où les prestations courtes sont la norme plutôt que l’exception. Un site fixe se couvre par vacations longues ; un événement se concentre sur quelques heures, souvent en soirée.
C’est l’approche la plus rentable. Si vous payez six heures, autant qu’elles servent. Inclure le montage, l’accueil des prestataires ou le démontage dans la vacation transforme un surcoût en couverture réelle.
Sur un événement, ces phases sont précisément celles où le matériel est le plus exposé et où les allées et venues sont les moins contrôlées.
Quatre agents sur trois heures coûtent désormais l’équivalent de quatre agents sur six heures. Deux agents sur six heures réelles, correctement positionnés, coûtent moitié moins et couvrent l’événement d’un bout à l’autre.
Cela suppose de revoir le dimensionnement plutôt que de reconduire le dispositif de l’an dernier.
Une soirée de 19 h à 23 h occupe quatre heures. La même prestation calée de 17 h à 23 h couvre l’installation, l’arrivée du public et la sortie — pour le même coût, puisque le plancher s’applique de toute façon.
Un briefing préparatoire ou une réunion de coordination ne constituent pas une période de travail au sens de l’avenant. Ils ne déclenchent donc pas à eux seuls une vacation de six heures.
C’est le point le moins connu, et celui qui produit les mauvaises surprises sur les événements en deux temps.
Un agent présent de 10 h à 12 h pour l’installation puis de 18 h à 22 h pour la soirée n’est pas payé six heures : l’amplitude court de 10 h à 22 h, soit douze heures.
Le premier point de droite mérite une question directe. Un prestataire qui facture quatre heures applique soit un accord d’entreprise dérogatoire — c’est légal, mais cela se dit — soit une pratique non conforme.
Nous proposons systématiquement d’élargir la plage plutôt que de facturer des heures non utilisées. Sur une soirée de quatre heures, cela signifie couvrir aussi l’installation et le démontage : le coût est le même, la couverture est meilleure.
L’agent peut travailler trois heures, mais la vacation se rémunère et se facture sur une base de six heures. Autant élargir la plage pour que ces heures servent.
Non. Ce qui a changé est le nombre d’heures minimum facturables par agent, pas le prix de l’heure.
Si la coupure dépasse deux heures, la rémunération se calcule sur l’amplitude — du début du premier poste à la fin du dernier. Un agent présent le matin puis le soir peut ainsi coûter douze heures.
Une réunion de coordination ne constitue ni une période ni une amplitude de travail au sens de l’avenant. Elle ne déclenche donc pas à elle seule une vacation de six heures.
En regroupant les postes : deux agents sur six heures réelles coûtent moins que quatre agents sur trois heures facturées six, et couvrent l’événement d’un bout à l’autre.
Seulement s’il applique un accord d’entreprise dérogatoire, ce qui est légal mais doit être annoncé. À défaut, la facturation n’est pas conforme au minimum de branche.
Nous proposons d’élargir la plage plutôt que de facturer des heures non utilisées. La visite est gratuite.
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