Le poste le plus exposé de la sécurité privée. Ce que le portier peut faire, sur quel fondement, et ce qui reste interdit.
Le portier — que le public appelle souvent « videur » — occupe le poste le plus exposé de la sécurité privée. Il décide, seul et en quelques secondes, qui entre et qui n’entre pas. Cette décision engage l’exploitant, et parfois le portier lui-même devant un tribunal.
L’image du videur qui expulse est trompeuse : l’essentiel du travail se joue avant l’incident, et vise à l’éviter. Un bon portier passe sa soirée à observer, à évaluer des états, à désamorcer par la parole. Les interventions physiques sont l’échec du dispositif, pas sa raison d’être.
Chaque prérogative repose sur un fondement distinct. Les confondre est la première cause de mise en cause.
Un établissement privé choisit sa clientèle : c’est la liberté contractuelle. Mais ce refus devient un délit s’il repose sur un motif discriminatoire — origine, apparence, sexe, orientation, handicap. La différence tient au motif, et le portier doit être capable de l’énoncer : tenue non conforme au règlement affiché, état d’ébriété manifeste, capacité maximale atteinte.
L’article L613-2 du Code de la sécurité intérieure autorise l’inspection visuelle des bagages à main, et leur fouille avec le consentement du propriétaire. Le refus n’autorise pas la contrainte : il autorise le refus d’entrée.
Contrôler une identité relève de la police. Fouiller un vêtement porté n’est pas une inspection de bagage. Retenir une personne suppose un flagrant délit au sens de l’article 73 du Code de procédure pénale, et l’obligation de la conduire immédiatement devant un officier de police judiciaire.
Un registre des refus, tenu avec l’heure et le motif, transforme une décision contestée en décision documentée. C’est la meilleure protection contre une plainte pour discrimination, et cela ne coûte rien.
À partir de 24 € HT de l’heure en Île-de-France, majorations conventionnelles en sus : nuit + 10 %, dimanche + 10 %, jour férié travaillé + 100 %. Les postes de portier se tenant majoritairement la nuit, ces majorations concernent l’essentiel des heures.
Il peut inspecter visuellement un sac, et le fouiller avec le consentement du porteur. Il ne peut pas fouiller un vêtement porté ni contraindre. Le refus du client autorise le refus d’entrée, rien de plus.
Tout motif non discriminatoire : tenue non conforme au règlement affiché, état d’ébriété, capacité atteinte, comportement antérieur. Jamais l’origine, l’apparence, le sexe, l’orientation ou le handicap.
Cela dépend de la jauge, du nombre d’accès et du type de public. Un établissement de 200 personnes avec une entrée unique fonctionne généralement avec deux agents ; au-delà, ou avec plusieurs accès, l’effectif augmente.
Oui, pour une soirée comme pour un engagement suivi. Le formulaire de devis distingue les deux cas.
Oui, sans exception. Nous ne sous-traitons aucune mission : l’agent que vous rencontrez est le nôtre.
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