Que faire après une intrusion dans vos locaux : les premières heures dans l’ordre, les gestes à éviter, le risque de récidive et ce que votre assureur demandera.
Une intrusion vient d’être découverte dans vos locaux. Les premières heures déterminent ce que vous récupérerez, ce que l’enquête pourra exploiter, et ce que votre assureur indemnisera.
Cet article donne la marche à suivre, dans l’ordre, y compris les gestes qui semblent naturels et qu’il faut éviter.
Chacune de ces étapes prend quelques minutes. Les inverser coûte parfois des semaines de procédure.
C’est la règle la plus importante, et la moins respectée. Une porte forcée découverte tôt le matin peut signifier que l’auteur est encore à l’intérieur. Appelez d’abord, entrez ensuite.
Les traces d’effraction, la position des objets, les dégradations. Ces images serviront à la plainte, à l’assurance et parfois à l’identification. Une fois rangé, rien n’est récupérable.
L’essentiel des pertes complémentaires ne vient pas de l’effraction mais de la façon dont elle est gérée dans les heures qui suivent.
Il doit être aussi précis que possible : références, numéros de série, valeurs, factures. Un inventaire approximatif se traduit par une indemnisation approximative — et presque toujours à la baisse.
C’est le point que la plupart des victimes ignorent : après une première intrusion, le risque de seconde visite est élevé dans les jours qui suivent. Les lieux ont été repérés, les faiblesses identifiées, et une partie de ce qui a été vu n’a pas été emportée.
Tant que l’ouverture n’est pas réparée, le local reste vulnérable. C’est exactement la fenêtre qu’une présence de quelques nuits permet de couvrir. Le détail figure sur notre page consacrée à l’agent de sécurité en urgence.
Une seconde intrusion trois à cinq nuits après la première, sur un local dont le rideau ou la vitrine n’avait pas encore pu être remplacé.
Les mesures prises après l’intrusion pèsent dans le traitement du dossier. Une surveillance documentée pendant la période de vulnérabilité en fait partie.
Une fois la situation stabilisée, deux questions méritent d’être posées.
Un audit gratuit permet de répondre aux deux. Le rapport vous reste, même si vous ne donnez pas suite.
Une intrusion touche aussi ceux qui découvrent les lieux. C’est un aspect rarement anticipé, et il compte.
Quatre éléments transforment un incident subi en dossier défendable.
Ne pas extraire les enregistrements vidéo dans les quarante-huit heures. C’est la pièce la plus utile d’un dossier, et celle qui disparaît le plus vite.
Oui si l’effraction est récente ou si un doute existe sur la présence de l’auteur. Votre sécurité passe avant la constatation des dégâts.
Le plus tôt possible. Votre contrat d’assurance fixe généralement un délai de deux jours ouvrés pour la déclaration du sinistre.
Mieux vaut photographier abondamment, puis sécuriser sans transformer les lieux. En cas de doute, demandez à votre assureur avant de remettre en ordre.
Selon disponibilité, oui. Appelez le 06 62 99 54 55 : nous vous disons immédiatement ce que nous pouvons couvrir.
Généralement jusqu’à la réparation de l’ouverture, soit quelques nuits. Au-delà, la question devient celle d’un dispositif durable.
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