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Urgence · Marche à suivre

Intrusion dans vos locaux : que faire en premier

Que faire après une intrusion dans vos locaux : les premières heures dans l’ordre, les gestes à éviter, le risque de récidive et ce que votre assureur demandera.

Marche à suivreErreurs à éviterDossier d’assuranceIntervention 24/78 départements

Une intrusion vient d’être découverte dans vos locaux. Les premières heures déterminent ce que vous récupérerez, ce que l’enquête pourra exploiter, et ce que votre assureur indemnisera.

Cet article donne la marche à suivre, dans l’ordre, y compris les gestes qui semblent naturels et qu’il faut éviter.

Ne pas entrerl’auteur peut être encore présent
Photographieravant toute remise en ordre
Récidivefréquente dans les jours qui suivent
24/7un superviseur joignable, nuit et week-end

1Les premières heures, dans l’ordre

LES PREMIÈRES HEURES, DANS L’ORDRE1 · Ne pas entrer seull’auteur peut être encore sur place2 · Appeler le 17avant toute remise en ordre3 · Photographierl’état des lieux, avant de toucher quoi que ce soit4 · Sécuriser l’ouvertureet couvrir la période jusqu’à réparationLe réflexe de ranger est compréhensible : il fait perdre des éléments utiles à l’enquête et à l’assurance.

Chacune de ces étapes prend quelques minutes. Les inverser coûte parfois des semaines de procédure.

Ne pas entrer seul

C’est la règle la plus importante, et la moins respectée. Une porte forcée découverte tôt le matin peut signifier que l’auteur est encore à l’intérieur. Appelez d’abord, entrez ensuite.

Photographier avant de ranger

Les traces d’effraction, la position des objets, les dégradations. Ces images serviront à la plainte, à l’assurance et parfois à l’identification. Une fois rangé, rien n’est récupérable.

2Ce qui fait perdre le plus

CE QUI FAIT PERDRE LE PLUS DANS UN DOSSIERRemise en ordre avant constattraces disparuesInventaire imprécisindemnisation réduitePlainte tardivedélais contractuels dépassésOuverture non sécuriséeseconde intrusion fréquenteAbsence de photosrien à opposerLa plupart des pertes complémentaires viennent de la gestion, pas de l’effraction elle-même.

L’essentiel des pertes complémentaires ne vient pas de l’effraction mais de la façon dont elle est gérée dans les heures qui suivent.

L’inventaire

Il doit être aussi précis que possible : références, numéros de série, valeurs, factures. Un inventaire approximatif se traduit par une indemnisation approximative — et presque toujours à la baisse.

3Le risque de récidive

C’est le point que la plupart des victimes ignorent : après une première intrusion, le risque de seconde visite est élevé dans les jours qui suivent. Les lieux ont été repérés, les faiblesses identifiées, et une partie de ce qui a été vu n’a pas été emportée.

Tant que l’ouverture n’est pas réparée, le local reste vulnérable. C’est exactement la fenêtre qu’une présence de quelques nuits permet de couvrir. Le détail figure sur notre page consacrée à l’agent de sécurité en urgence.

Ce que nous constatons le plus souvent

Une seconde intrusion trois à cinq nuits après la première, sur un local dont le rideau ou la vitrine n’avait pas encore pu être remplacé.

4Ce que votre assureur demandera

À réunir rapidement
  • Le récépissé de dépôt de plainte
  • Les photographies prises avant remise en ordre
  • L’inventaire détaillé avec justificatifs de valeur
  • Les preuves de fermeture au moment des faits
  • Les mesures prises depuis : réparation, surveillance
Ce qui complique le dossier
  • Une déclaration au-delà du délai contractuel
  • Un local laissé ouvert après l’effraction
  • Aucune trace de dispositif de protection
  • Un inventaire établi de mémoire, sans justificatif

Les mesures prises après l’intrusion pèsent dans le traitement du dossier. Une surveillance documentée pendant la période de vulnérabilité en fait partie.

5Après l’urgence

Une fois la situation stabilisée, deux questions méritent d’être posées.

  • Par où sont-ils entrés, et pourquoi là ? Le point de passage indique presque toujours une faiblesse identifiable : éclairage absent, accès non visible depuis la rue, serrure ancienne.
  • Qu’est-ce qui se corrige une fois, et qu’est-ce qui demande une présence ? Réparer coûte une fois ; surveiller coûte tous les mois. L’ordre compte.

Un audit gratuit permet de répondre aux deux. Le rapport vous reste, même si vous ne donnez pas suite.

6Prévenir et accompagner vos équipes

Une intrusion touche aussi ceux qui découvrent les lieux. C’est un aspect rarement anticipé, et il compte.

  • La découverte. Le salarié qui ouvre le matin ne doit pas entrer seul. Une consigne simple — appeler avant d’entrer si quelque chose paraît anormal — évite une mise en danger.
  • L’information. Dire ce qui s’est passé, ce qui a été volé et ce qui est mis en place. Le silence alimente l’inquiétude bien plus que les faits.
  • Les effets personnels. Vérifier si des sacs ou des vestiaires ont été fouillés : les salariés concernés doivent porter plainte de leur côté.
  • Le retour à la normale. Annoncer une mesure concrète rassure davantage que des paroles : réparation datée, surveillance mise en place, serrures changées.

7Constituer un dossier exploitable

Quatre éléments transforment un incident subi en dossier défendable.

  • Un horodatage précis. Heure de fermeture la veille, heure de découverte, heure d’appel aux forces de l’ordre. Ces trois données encadrent les faits.
  • Les enregistrements vidéo, sauvegardés immédiatement. La plupart des systèmes écrasent au bout de quelques jours : ce qui n’est pas extrait est perdu.
  • Les témoignages du voisinage. Un commerçant voisin a parfois vu un véhicule ou entendu quelque chose. Cela se demande dans les heures qui suivent, pas une semaine après.
  • Les comptes rendus de surveillance, s’il existait un dispositif. Ils documentent l’état du site avant les faits.
L’erreur qui coûte le plus cher

Ne pas extraire les enregistrements vidéo dans les quarante-huit heures. C’est la pièce la plus utile d’un dossier, et celle qui disparaît le plus vite.

8Questions fréquentes

Faut-il attendre la police avant d’entrer ?

Oui si l’effraction est récente ou si un doute existe sur la présence de l’auteur. Votre sécurité passe avant la constatation des dégâts.

Combien de temps pour déposer plainte ?

Le plus tôt possible. Votre contrat d’assurance fixe généralement un délai de deux jours ouvrés pour la déclaration du sinistre.

Peut-on nettoyer avant l’expert ?

Mieux vaut photographier abondamment, puis sécuriser sans transformer les lieux. En cas de doute, demandez à votre assureur avant de remettre en ordre.

Pouvez-vous intervenir dès ce soir ?

Selon disponibilité, oui. Appelez le 06 62 99 54 55 : nous vous disons immédiatement ce que nous pouvons couvrir.

Combien de nuits de surveillance faut-il ?

Généralement jusqu’à la réparation de l’ouverture, soit quelques nuits. Au-delà, la question devient celle d’un dispositif durable.

Sur quels départements intervenez-vous ?

Les huit départements d’Île-de-France, depuis notre siège du 17e arrondissement.

Une intrusion vient d’avoir lieu ?

Appelez le 06 62 99 54 55. Nous vous disons tout de suite ce que nous pouvons couvrir dès cette nuit.

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