Sécurité IGH : ce que le règlement impose
Sécurité IGH : la logique de transfert par compartiment, ce qui occupe le service, l’effectif imposé et ce que la commission vérifie.
La sécurité IGH n’est pas une version renforcée de la sécurité d’un immeuble ordinaire : c’est un régime différent. On n’évacue pas une tour, on transfère les occupants d’un compartiment à l’autre — et cela change toute l’organisation.
Cette page s’adresse aux gestionnaires d’immeubles de grande hauteur : ce que le règlement impose, ce qui occupe réellement le service, et ce que la commission vérifie.
1Ce qui distingue un IGH
Un immeuble classé IGH obéit à un règlement de sécurité propre, distinct de celui des établissements recevant du public.
Le transfert horizontal
En cas de sinistre, les occupants ne descendent pas : ils passent dans un compartiment voisin, protégé. Cette logique suppose que les portes coupe-feu fonctionnent, que les cheminements soient libres, et que chacun sache où aller. Elle se répète en exercice, sinon elle ne se produit pas.
2Ce qui occupe le service
Le gardiennage au sens classique — dissuasion, contrôle d’accès — n’est qu’une part minoritaire de l’activité.
Le poste de sécurité
Il est tenu en permanence par un agent qualifié, qui gère l’alarme, coordonne les interventions et dialogue avec les secours. Une interruption, même brève, met le dispositif en défaut.
L’encadrement des entreprises extérieures
Travaux par point chaud, interventions dans les gaines techniques, accès aux locaux. Un permis de feu mal encadré est l’une des premières causes de sinistre en immeuble technique.
3Ce que le règlement impose
- Un service de sécurité incendie permanent, avec l’effectif prescrit
- Des agents SSIAP aux niveaux exigés, recyclages à jour
- Un registre de sécurité tenu et à jour
- Des exercices consignés et réalisés
- Un recyclage SSIAP échu
- Des dégagements encombrés ou des portes calées
- Un registre incomplet ou non renseigné
- Des vérifications techniques dont les réserves n’ont pas été levées
Le détail des niveaux SSIAP et de leurs responsabilités figure sur notre page consacrée à l’ agent SSIAP.
4Comment nous organisons le service
Trois principes guident notre intervention en immeuble de grande hauteur.
- La stabilité des équipes. Un agent qui ne connaît pas les compartiments, les gaines et les points de coupure est inutile en situation. Nous affectons un effectif restreint et durable.
- Un encadrement présent. Le chef de service dialogue avec le gestionnaire, prépare la commission et suit le registre. Ce n’est pas une charge administrative accessoire : c’est le cœur du poste.
- La continuité. Le remplacement d’un agent absent est assuré par notre propre effectif, dans le délai inscrit au contrat. Un PC sans agent n’est pas une option.
Le dernier procès-verbal de la commission et l’état des recyclages. Ces deux documents disent en dix minutes si le dispositif existant est conforme ou en défaut.
5Qui fait quoi dans un IGH
La répartition des responsabilités est plus formalisée qu’ailleurs, et les confusions coûtent cher en commission.
Le propriétaire ou le gestionnaire
Il est responsable de la sécurité de l’immeuble et du maintien en conformité. C’est lui qui répond devant la commission, quelle que soit l’organisation retenue.
Le chef de service de sécurité incendie
Titulaire du SSIAP 3, il dirige le service, tient le registre, prépare les exercices et dialogue avec la commission. Sa qualification l’engage personnellement.
Les occupants et locataires
Ils doivent respecter les consignes, laisser les dégagements libres et signaler leurs travaux. Un aménagement réalisé sans information du service peut compromettre le compartimentage.
Les entreprises intervenantes
Elles ne pénètrent dans les gaines et les locaux techniques qu’avec autorisation. Le permis de feu est délivré, suivi et clôturé par le service.
Croire que le prestataire porte la responsabilité réglementaire. Il fournit un service conforme ; la responsabilité de l’exploitant, elle, ne se délègue pas.
6Une journée type au poste de sécurité
Le rythme est plus régulier qu’on ne l’imagine, et c’est précisément ce qui le rend exigeant.
- Prise de poste. Relève avec l’équipe précédente, état des alarmes, événements de la nuit, travaux en cours.
- Rondes techniques. Locaux, gaines, désenfumage, issues. Elles suivent un parcours défini et se consignent.
- Délivrance des permis de feu. Vérification préalable, surveillance pendant l’intervention, contrôle deux heures après la fin.
- Tenue du registre. Chaque événement, chaque vérification, chaque exercice y figure.
- Transmission. La relève suivante doit savoir ce qui reste ouvert.
7Questions fréquentes
Quel effectif mon immeuble exige-t-il ?
Il est fixé par le règlement de sécurité selon la classe de l’immeuble. Le procès-verbal de la commission le rappelle : transmettez-le nous et nous vérifions la conformité avant de chiffrer.
Le PC peut-il être laissé sans agent ?
Non. Sa tenue est permanente. C’est la raison pour laquelle la capacité de remplacement du prestataire compte autant que son tarif.
Pouvez-vous préparer la visite de la commission ?
Oui. Notre chef de service vérifie le registre, l’état des vérifications techniques et les dégagements, et accompagne la visite si vous le souhaitez.
Assurez-vous aussi le contrôle d’accès ?
Oui, en complément du service incendie. Les deux missions se distinguent et doivent figurer séparément au devis.
Intervenez-vous en remplacement ponctuel ?
Sous réserve de disponibilité : les profils SSIAP 2 et 3 sont recherchés en Île-de-France. Un engagement suivi permet de garantir la continuité.
Sur quels départements intervenez-vous ?
Les huit départements d’Île-de-France, depuis notre siège du 17e arrondissement.
Un IGH à mettre en conformité ?
Transmettez-nous votre dernier procès-verbal de commission : nous vérifions le dispositif avant de chiffrer.
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