Pourquoi le mot « vigile » n’existe pas dans les textes, ce que le public croit à tort sur les pouvoirs d’un agent, et ce qu’on peut réellement en attendre.
« Vigile » ne figure dans aucun texte réglementaire. Le mot est resté dans le langage courant, mais le droit ne connaît que des agents de prévention et de sécurité, des agents SSIAP, des agents cynophiles — chacun avec sa qualification.
Cet article explique pourquoi cette différence de vocabulaire compte, et corrige les idées reçues les plus répandues sur ce qu’un agent peut faire.
Ce n’est pas une querelle de vocabulaire : un devis qui mentionne « vigile » ne dit rien de la qualification, et donc rien du coût réel.
Il est court, ancien et compris de tous. Le problème apparaît au moment de contracter : « deux vigiles » peut désigner deux agents de prévention ou deux agents SSIAP 2, dont les tarifs n’ont rien de comparable.
Les deux premières croyances expliquent l’essentiel des tensions à l’entrée d’un magasin ou d’un établissement.
Il relève exclusivement des forces de l’ordre. Un agent peut demander la présentation d’un titre d’accès — badge, billet, invitation — ce qui n’a rien à voir.
Un agent peut demander l’ouverture volontaire d’un sac. Il ne peut ni y mettre les mains, ni toucher un vêtement porté, ni contraindre. La palpation suppose un agrément préfectoral, le consentement et des circonstances particulières.
Le détail des qualifications figure sur notre article consacré aux métiers de la sécurité privée.
La bonne question n’est pas « que peut-il faire ? » mais « à quoi sert-il ? ». Sa valeur tient à quatre choses.
Qu’il affronte physiquement un intrus. Un agent qui en arrive là a échoué à prévenir, et il s’expose autant qu’il vous expose.
La plupart des incidents naissent d’un malentendu sur ce que l’agent peut exiger. Quatre réflexes les évitent, du côté de l’agent comme du vôtre.
Ces réflexes figurent dans les consignes que nous rédigeons avec vous avant la prise de poste.
Pas nécessairement, mais il est imprécis. Dans un document contractuel, mieux vaut employer l’intitulé légal de la qualification.
Non. Il peut demander un titre d’accès si vous entrez dans un lieu privé. Le contrôle d’identité relève des forces de l’ordre.
Il applique les consignes du propriétaire des lieux, dans le respect des règles de non-discrimination. Un refus discriminatoire est illicite.
Demandez à parler au responsable du site. L’agent applique des consignes qu’il n’a pas définies.
Uniquement dans les limites de la légitime défense, comme tout citoyen. Aucune prérogative particulière ne lui est reconnue.
Les huit départements d’Île-de-France, depuis notre siège du 17e arrondissement.
Décrivez-nous votre situation : nous vous indiquons la qualification exigée avant de chiffrer.
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